Le casino du Lac de Genève sous les feux de la rampe
Cela fait deux fois que le casino Partouche de Meyrin fait entendre parler de lui ce mois ci et, hélas, pas pour annoncer un jackpot remporté.
Ce casino était investi dans un démêlé avec la justice concernant de la télé surveillance soupçonnée illégale, voila qu’il réitère une affaire en justice suite à la plainte que dépose une joueuse et qui accuse ledit casino de l’avoir incité au jeu alors qu’elle était déclarée convulsive.
Cette jeune femme décroche dans le casino un jackpot s’élevant à 46 000€ en 2004. N’étant pas une joueuse avertie, ce gain sera le début de sa perte. Devenant au fur et à mesure de plus en plus accroc au jeu, elle perd très rapidement la totalité de ses gains dans le même casino. Passant plus de 8 heures par jours devant les machines à sous, elle souffre de graves problèmes visuels et subit même une lourde opération.
Consciente de son addiction, elle s’auto exclu du casino en se faisant intégrer a la black liste du casino. Elle ne remettra pas le pied dans un casino pendant une bonne année, mais alors qu’elle se présente un jour à la porte du casino du lac, personne ne lui interdit d’y pénétrer grâce à son deuxième passeport justifiant d’une autre nationalité, mais dont l’adresse de son domicile est la même.
La jeune femme se rendra tous les jours au casino et se ruinera de nouveau sans que personne ne s’en inquiète alors que son nom figure toujours sur la liste noire de l’établissement.
C’est alors qu’elle porte plainte arguant la non assistance.
Le casino Partouche se défend en mettant en avant le fait que la jeune femme s’est présentée avec un document différent. Ca n’est qu’au bout de 2 ans que le casino se serait aperçu de la supercherie et qu’il aurait averti immédiatement la CFMJ (Commission Fédérale des Maisons de Jeux).
Ce cas fait remonter à la surface le problème de l’auto-exclusion permettant aux joueurs qui le désirent de se faire interdire l’entrée aux casinos. Mais tout le problème réside dans le fait de permettre au casino d’identifier les joueurs après de nombreuses années quand les documents d’identité sont différents ou quand les joueurs usurpent l’identité de quelqu’un d’autre.
Est-ce que le cas de la politique canadienne vis-à-vis de ce délicat problème franchira les frontières ? Cet état a en effet mis en place un système de reconnaissance faciale qui permet grâce à une technologie avancée de reconnaître le visage du joueur enregistré sur une base de données. Le secret de la vie privée est certes légèrement enfreint, mais la démarche volontaire des joueurs de s’auto exclure des casinos pour addiction est, grâce à ce système garantie, à moins que le joueur ne décident de subir une opération de chirurgie esthétique du visage !
